Challenge Microcapteurs 2018 : annonce des résultats

Annonce des Résultat du Challenge Microcapteurs 2018

laureats du challenge microcapteurs AIRLAB 2018

Mardi 13 novembre au Palais de Tokyo, les cinq lauréats du « Challenge Microcapteurs 2018 » ont été récompensés par Airparif et ses partenaires.
L’essor des objets connectés concerne aussi la qualité de l’air. De plus en plus de projets d’expérimentation et d’innovation se développent autour de capteurs de qualité de l’air miniaturisés, et à faible coût, visant à équiper villes, bâtiments, véhicules ou les personnes.
Mais quelles sont les performances de ces appareils et pour quels usages sont-ils le plus adaptés ? Plusieurs projets innovants pour améliorer la qualité de l’air en cours de mise en œuvre et d’évaluation au sein d’AIRLAB faisant appel à ces dispositifs pour des actions de sensibilisation, des mesures en air intérieur ou des mesures en mobilité, il a été proposé par Airparif et ses partenaires de lancer un Challenge pour tester des solutions disponibles
sur le marché, pour les fabricants qui le souhaitaient, et apporter un appui aux utilisateurs.

 

Pendant trois mois, les tests menés par Airparif, et validés par le jury du Challenge, ont porté sur 29 capteurs mis à disposition par les fabricants volontaires pour participer à cette évaluation multicritères, avec 41 paramètres testés, pour 12 polluants, soit plus de 51 millions de données traitées. Chaque capteur concourait pour un ou plusieurs usages (mesure en air extérieur ou en air intérieur, capteur fixe ou en mobilité, sensibilisation du public, etc.) et a été évalué suivant 5 grands familles de critères : l’exactitude, l’ergonomie, la pertinence des polluants mesurés, le coût et la portabilité, pondérés selon l’usage. Les résultats sont présentés sous forme d’un nombre d’étoiles allant de 1 (niveau le plus faible) à 5 (performance la plus élevée).

Avec un résultat de 4 étoiles sur 5, 8 capteurs commercialisés par 5 sociétés se placent en haut de l’affiche de cette première édition et sont les lauréats de ce challenge :

Dans la catégorie « piloter et gérer l’air dans un bâtiment » :

  • les capteurs E 4000NG, E5000M, P 5000, QAA M commercialisés par Nano-Sense,
  • le capteur OurAir distribué par Mann+Hummel,
  • le RAM000x d’Azimut-Hager.


Dans la catégorie « sensibilisation sur la qualité de l’air intérieur» :

  • les capteurs Node d’Air Visual
  • les DLR13 et Multisensor de Dencentlab.

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Merci à tous les participants

42 FACTORY (AtmoTrack) ; ADDAIR (AQMesh) ; Aeroqual Ltd (AQY 1) ; AGRISCOPE (PM-SCOPE) ; Azimut-Monitoring (Greenbee et RAM000X) ; Clarity Movement Co. (Node-S) ; Decentlab GmbH (DLR 1.3 et Multisensor) ; ECOMESURE (ECOMSMART et ECOMZEN) ; ETHERA (NEMo XT) ; Environnement SA  (Cairnet SPM) ; EYNIX (SenseInAir) ; HabitatMap (AirBeam 1 et  Airbeam 2) ; IQAir AG (AirVisual Pro) ; MANN + HUMMEL (OURAIR SPS208) ; Meo (blue by meo) ; NanoSense (E4000NG ; E5000M ; P4000 ; P5000 ; QAA-M) ; RUBIX S&I (RUBIX POD et RUBIX WT1) ; VAISALA SAS (AQT420) ; WAF DIRECT (Blueair AwareTM)

 

Les meilleurs résultats sur les capteurs testés concernent les capteurs fixes et en air intérieur : tant pour des utilisations de sensibilisation à la qualité de l’air, que pour piloter et gérer la qualité de l’air à l’intérieur d’un bâtiment.
Les solutions destinées à mesurer à des fins de surveillance réglementaire, d’évaluation de l’exposition personnelle, ou en mobilité, restent à améliorer, notamment sur la qualité des mesures et sur le nombre de polluants suivis.

D’un point de vue international, ces résultats rejoignent les conclusions des travaux de l’Organisation Mondiale de la Métérologie, en lien avec l’Organisation Mondiale de la Santé et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement. Les conclusions de ces travaux mettent en exergue  que les capteurs à faible coût ne sont à ce jour pas un substitut direct aux mesures de référence, en particulier pour des enjeux règlementaires, mais ils représentent une source complémentaire d’informations, à condition qu’un appareil approprié soit utilisé.
Plus en détail, les 29 capteurs testés lors de cette première édition sont tous dotés d’un niveau d’ergonomie à minima satisfaisant. La qualité des mesures varie d’excellente (pour le dioxyde de carbone en air intérieur) à peu satisfaisante, avec des variations selon les polluants pour un même capteur. En revanche, contrairement aux attentes, le calcul du coût global (achat et fonctionnement) sur trois ans montre que toutes ces solutions ne sont pas
toujours des produits « low cost » avec un montant variant de près de 100 euros à plus de 16 000 euros.

De nouveaux capteurs sont déjà annoncés en cette fin d’année 2018 et promettent une belle édition 2019 du Challenge.

Le Challenge « AIRLAB Microcapteurs 2018 » est organisé par Airparif avec l’appui d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes,d’Atmo Grand-Est, du Centre Scientifique et Technique du Bâtiment, de la délégation Régionale Île-de-France de la Banque des territoires, du Laboratoire Fédéral d’essai des matériaux et de recherche suisse (EMPA), de la Fédération Interprofessionnelle des Métiers de l’Environnement Atmosphérique, d’ICADE, de l’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur, et de Véolia.

 

 

Publié le 14/11/2018

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