Mieux se chauffer en ville pour améliorer la qualité de l’air

Faire progresser les usages du bois vers les conditions les plus vertueuses, en associant les différentes parties prenantes.

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Contexte

En Ile-de-France, la qualité de l’air ne respecte pas la réglementation, notamment pour les particules en suspension et le dioxyde d’azote. Après le trafic routier, le chauffage constitue une source importante d’émissions, mais avec des écarts majeurs selon le mode de chauffage (individuel, collectif ou à l’échelle d’une ville) et le combustible utilisé.

Les objectifs nationaux et internationaux pour le climat incitent à une diminution de l’usage des combustibles fossiles  et à un usage accru des énergies renouvelables et de récupération. Dans ce cadre, le recours à la biomasse a connu un développement significatif, aussi bien pour le chauffage individuel que pour l’alimentation des réseaux de chauffage urbains en répondant à l’objectif d’une énergie à la fois renouvelable et locale. La combustion de la biomasse peut néanmoins présenter des externalités négatives sur la qualité de l’air au niveau local (particules, benzène, HAP, …), tout particulièrement lorsqu’elle est réalisée dans des conditions mal contrôlées.

Pour concilier ces deux problématiques (qualité de l’air et impact climatique), il convient d’étudier la manière de faire progresser les usages du bois vers les conditions les plus vertueuses, en associant les différentes parties prenantes (collectivités, autorités administratives, exploitants de centrales, habitants, …).

La prise en compte de la qualité de l’air intérieur est un paramètre essentiel en complément des enjeux de l’air extérieur. En effet, l’usage de systèmes individuels de combustion au bois peut avoir un impact majeur sur les niveaux de pollution dans le logement.

Description du projet : réseau de chaleur biomasse et chauffage individuel bois

Le projet consiste à mener une expérimentation sur un quartier où les solutions de chauffage sont multiples et où notamment une chaufferie biomasse alimente un réseau de chaleur. Un panel d’habitants sera également associé afin d’étudier les perceptions et l’évolution de leurs comportements au fur et à mesure de l’expérimentation.

Le déploiement d’une instrumentation adaptée et complémentaire aux stations existantes doit permettre d’apporter des informations objectives aux participants et de suivre l’évolution de l’efficacité des actions sur la qualité de l’air intérieur et extérieur.

A titre d’exemple, seront étudiés :

  • l’évolution du mix-énergétique sur un quartier au cours de l’hiver et la contribution des systèmes d’appoint en début ou fin de saison de chauffe ou lors des pics de froid ;
  • les solutions pour réduire les émissions liées au chauffage, par anticipation, lorsque les conditions anticycloniques font craindre un risque d’épisode de pollution, notamment :
    • les modifications d’exploitation pouvant améliorer les émissions d’une centrale biomasse, au-delà de la réglementation existante,
    • l’impact du remplacement de systèmes actuels de chauffage individuel au bois par des systèmes plus performants, individuels ou collectifs. Compte tenu de l’impact du coût du chauffage sur le budget d’un ménage, un volet socio-économique sera intégré dans le projet afin notamment de s’assurer de la transposabilité des solutions qui pourront être déployées.

Publié le 20/09/2017

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